La fin de vie reste un moment douloureux et délicat à aborder, tant pour les malades que pour leurs proches et les équipes médicales qui les accompagnent. Dans certains services de soins palliatifs, des psychologues travaillent aux côtés des patients, de leurs familles et des professionnels et leur apportent un soutien moral, psychique et physique afin de mieux traverser cette épreuve.

Quel est le rôle d’un psychologue spécialisé en soins palliatifs ?

Les services de soins palliatifs impliquent de nombreux professionnels de santé, notamment des médecins et des infirmiers, mais comptent aussi souvent des psychologues, dont l’objectif consiste à apaiser les craintes et les souffrances morales des patients et de leurs proches.

La fin de vie constitue bien souvent un moment angoissant pour les malades et leurs familles, c’est pourquoi le travail d’accompagnement des psychologues en médecine palliative revêt une importance cruciale. Dans un tel service, ces professionnels offrent avant tout un soutien moral, psychique et parfois physique, car leur simple présence peut parfois s’avérer rassurante. En effet, de par sa fonction même, le psychologue représente un confident, une personne de confiance dans une période très délicate. Par ailleurs, lorsque la situation devient trop difficile à supporter pour les aidants familiaux, ces professionnels peuvent prendre le relais et accompagner à la fois les malades et leurs proches. Dans ce cas, le psychologue joue un rôle qui s’approche de celui de l’assistante sociale, en abordant l’état du patient dans sa globalité.

Code de Déontologie des psychologues en soins palliatifs

Les psychologues exerçant dans des services de soins palliatifs obéissent au code de Déontologie des psychologues, rédigé en mars 1996 et révisé en février 2012, qui explicite clairement les principes selon lesquels ces professionnels doivent agir : tout d’abord, les patients seuls doivent décider de rencontrer ou non un psychologue. La demande d’une équipe médicale pour un malade ne peut suffire, ce dernier doit consentir lui-même à la rencontre, de manière libre et éclairée. Dans le contexte des soins de fin de vie, l’objectif des consultations reste de faire reconnaître la personne dans toute sa dimension psychique et de la faire respecter. Enfin, comme pour tout entretien de cette nature, le contenu des conversations reste privé, entre le professionnel et le patient. Tous deux peuvent toutefois convenir de certaines informations à transmettre, en temps voulu, aux équipes médicales ou à l’entourage du malade.

La responsabilité du psychologue en soins palliatifs et de fin de vie

Les psychologues font partie intégrante des services de soins palliatifs car leurs compétences se révèlent complémentaires à celles des soignants. A partir d’un certain stade de la maladie, les interventions du médecin ne s’avèrent, malheureusement, plus utiles, et c’est à ce moment-là que les psychologues prennent le relais afin de soutenir moralement le patient et ses proches, qui doivent absolument être informés de sa présence. Les consultations peuvent se faire dans les chambres des patients, si ceux-ci se trouvent dans l’incapacité de se déplacer, ou bien dans son bureau, à part, mentionnant bien ses horaires de disponibilité pour faciliter la prise de rendez-vous. Dans ce contexte, le psychologue constitue un maillon essentiel de la chaîne de soins pour les patients, assurant la liaison entre les malades, leurs proches et les soignants, avec qui il peut communiquer pour fluidifier et simplifier certaines situations compliquées.

Dans un tel contexte, la responsabilité du psychologue en soins palliatifs consiste avant tout à créer l’environnement le plus rassurant et le plus confortable possible pour les personnes qu’il accompagne. Il doit accueillir les patients et leur parler en des termes adaptés afin d’apaiser leurs angoisses et de les inviter à se confier, pour mieux les aider à traverser cette épreuve. Il peut notamment encourager les malades à verbaliser leurs peurs ainsi que leurs souvenirs, heureux ou malheureux. Dans la mesure où le professionnel reste extérieur à sa vie, le patient peut se sentir plus à l’aise avec lui pour partager certains épisodes douloureux. Pour que toutes les personnes impactées par la situation puissent bénéficier de son accompagnement, le psychologue doit aussi s’imprégner de leurs habitudes afin de ne pas les brusquer et de les inviter naturellement à se livrer.

De par sa formation, le psychologue en soins palliatifs travaille conjointement avec les équipes médicales sur place. Ses fonctions demeurent complémentaires à celles des soignants et il peut, par exemple, avec l’approbation du médecin ou sur demande des proches, prescrire certains traitements de médecine douce. Parmi les solutions possibles, il peut notamment recommander de la réflexologie, de l’homéopathie ou encore de l’ostéopathie ou encore des massages.

Sources :

https://www.sfap.org/system/files/fiche-de-poste-validee-sfap-copsy-2020.pdf

https://soin-palliatif.org/soins/role-psychologue/

(Crédit photo : iStock – Fiordaliso)