S’organiser et faire face à la mort d’un parent - Odella.fr

Faire face à la mort d’un parent en tant qu’adulte ! 

En étant adulte, vous savez que la perte d’un père ou d’une mère est une épreuve, mais vous pouvez également croire que l’âge et l’expérience acquise vous arment pour affronter le décès d’un parent. Parfois, la réalité est plus cruelle !   

Si vous avez (au moins) un enfant, vous réalisez la place importante des parents à travers l’attachement réciproque parents-enfant. Vous savez aussi que les conflits sont inévitables et que ce sont fréquemment les parents qui trouvent des solutions.  

Vous appréhendez maintenant le quotidien de vos parents avec votre regard de parent et non plus d’enfant. Vous réalisez les efforts que vos parents ont déployés pour ne pas rompre le lien qui vous unit à eux, ils confirment alors leur rôle d’exemple et continuent de vous soutenir après leur mort. 

Faut-il “organiser ses émotions face à la mort d’un parent ? 

En tant qu’adulte la société attend que vous soyez en mesure de gérer le deuil d’un parent sans afficher d’émotions excessives. Allez-vous pleurer en public (alors que vous êtes un homme) ? Comment allez-vous gérer la pression de votre famille qui devrait partager le chagrin qui vous frappe face au décès de votre parent ? Faut-il se servir du décès d’un parent pour expliquer aux enfants qu’un jour, ils seront à votre place ? 

Les questions que vous vous posez peuvent vous mettre mal à l’aise, et parfois, les remarques de l’entourage peuvent ne pas toujours aider.  

Peut-être est-ce plus facile de perdre ses parents à l’âge adulte qu’en étant enfant, mais impossible d'”organiser” ses sentiments afin de ne pas les laisser transparaître devant sa famille et ses proches. Les personnes qui cachent leur tristesse derrière une fausse désinvolture s’isolent et vivent un deuil en marge de leur couple, de leurs enfants et de leur famille toute entière.  

En agissant ainsi, l’épreuve devient plus complexe et les cinq étapes du deuil (déni, colère, négociation, dépression et acceptation) risquent de ne pas jouer leur rôle. Chaque phase est importante pour canaliser votre ressenti mais en aucun cas pour l’organiser.  

Le lien parents-enfant 

Le lien qui unit un enfant à ses parents est particulier et unique, et il diffère de celui qui lie les conjoints dans un couple.  

Difficile d’accepter la mort d’un parent. Même dans le cas d’une longue maladie, il est souvent impossible d’anticiper le décès d’un parent. Pourquoi organiser l’après décès alors que votre parent est toujours en vie ?  

La loi impose néanmoins de réaliser certaines démarches dans des délais imposés.  

Organiser son temps et faire face à la mort d’un parent 

Que l’autre parent soit encore en vie ou que votre second parent décède, que vous soyez enfant unique ou non, les démarches qui suivent chaque décès sont similaires. 

S’il est impossible d’organiser ses sentiments, il est primordial de tout de même envisager une gestion correcte de la succession et de l’ensemble des démarches.  

Si vous êtes salarié, vous bénéficiez de quelques jours de congés-décès et si vous êtes sans activité professionnelle, vous disposez normalement du temps nécessaire mais dans les deux situations, ne vous précipitez pas pour tout faire dans le plus court délai possible.  

Prévoyez plutôt une gestion échelonnée. Le décès ayant été déclaré en mairie dans les 48 heures, il faut mettre en place les obsèques, organiser une réunion de la famille le jour même des obsèques et enfin, débuter les démarches de succession. Seule la gestion de la succession peut s’envisager ultérieurement, les obsèques et leur mise en place sont un travail de quelques jours, qui nécessitent une présence (quasi) permanente. 

Organiser le jour des funérailles de son parent  

Si le défunt avait signé un contrat obsèques, ou un contrat d’assurance (assurance vie, assurance décès ou assurance obsèques) auprès d’une compagnie spécialisée, celle-ci confie l’organisation des obsèques aux pompes funèbres et tout sera mis en place selon les volontés du défunt.  

S’il n’y a pas de contrat obsèques ou de contrat d’assurance, le conjoint, les héritiers ou la famille contactent les pompes funèbres, et, toujours en fonction des volontés du défunt, ils organisent le jour des funérailles : office religieux, fleurs, gestion du corps (inhumation, crémation), sépulture, etc.. 

La réunion de la famille et des proches n’est pas obligatoire mais elle est réconfortante. Les amis du défunt peuvent vous éclairer sur certaines parties de sa vie, et vos enfants vont alors découvrir leur grand-mère ou leur grand-père sous un jour nouveau. 

Organiser la succession de son parent  

Avant de rentrer dans les détails de la succession face à un notaire, il faut vider le domicile de votre parent. Souvent, vous pouvez choisir quelques objets, bibelots ou meubles que vous garderez comme souvenirs. Vous pouvez faire le tri des photos afin de les regarder avec vos enfants. Vous pouvez également offrir le mobilier que personne ne souhaite récupérer à une association.  

Si vos deux parents sont décédés, vous pouvez vous faire accompagner par des enfants ou vos enfants. Dans le cas où l’un de vos parents est encore en vie, c’est à lui de décider du devenir des affaires du conjoint décédé, spécialement s’il reste au domicile où ils ont vécu.  

Si vous avez des frères et sœurs, les démarches de la succession peuvent être partagées entre héritiers pour faire en sorte que tous les éléments utiles soient regroupés chez le notaire : testament, généalogie de la famille, virement de l’argent de la vente de la voiture du défunt après son décès et de l’argent perçu via un contrat d’assurance, inventaire des biens immobiliers, mobiliers, véhicules avec expertise financière, etc. 

Toutes les démarches officielles étant terminées, cette nouvelle situation signifie qu’il faut organiser sa vie après la mort de votre parent et vivre les étapes du deuil. Soyez patient et attentif à ce que vous ressentez.