Vivre un deuil comment gérer l’absence

Lorsque débute le processus de deuil, la disparition de la personne aimée paraît injustifiable.  

Le décès est source de questionnement. Les parents, les enfants, la famille et tous les amis s’interrogent : Comment admettre la perte d’un enfant ? Comment accepter le décès de ses parents ? Pourquoi tenir la main de son conjoint au dernier instant de sa vie ?  

Les réponses peuvent adoucir la douleur de la perte d’un proche, atténuer la culpabilité et la souffrance des parents face au décès de leur enfant et éviter le sentiment d’injustice lors du décès d’un conjoint par maladie. 

Vivre un deuil, qu’est-ce que ça signifie ? 

Vivre un deuil c’est éprouver des émotions intenses qu’il faut accepter, puis comprendre et enfin, gérer. L’absence qui se fait immédiatement ressentir semble accroître la puissance des sentiments et des émotions.  

C’est une constante dans tous les deuils. Cruel et injuste, le sentiment de manque ne vous quitte plus. L’absence est comme “un poids” inévitable à chaque étape du deuil, et parfois même après le deuil.  

Vivre un deuil, comment accepter et comprendre l’absence ? 

Au début du processus de deuil, lorsque le traumatisme de la perte d’un parent, enfant ou conjoint s’exprime par la colère. L’absence créée un vide immense, que l’on croit impossible à combler. 

Ensuite, la colère et la douleur de la perte d’un être aimé évoluent vers un sentiment de tristesse et d’abattement. Cette étape du deuil ressemble à une déprime, où l’absence est synonyme de manque. 

Attention : si la tristesse amène vers la dépression, il est préférable de consulter un psychologue.  

A ce moment du deuil, il est difficile de “reprendre le dessus” et l’absence du défunt se fait sentir dans chaque geste du quotidien. Mais c’est aussi une des étapes indispensables dans le processus du deuil, même s’il semble compliqué d’accepter que chacune de nos réactions soient guidées par la tristesse. 

Vivre un deuil, comment gérer l’absence ? 

Un enfant endeuillé a du chagrin face au décès d’un parent ou d’un grand parent. Pourtant, il peut avoir peur d’exprimer ses sentiments car il ne comprend pas ce qui se passe dans la réalité. Il pose naturellement beaucoup de questions : Où est mamie ? Est-ce qu’elle va revenir ? Je vais faire quoi le mercredi ? Je ne peux plus lui parler ? 

Les réponses sont apportées par l’entourage. Les parents mais aussi par les amis à qui l’adolescent risque de se confier plus facilement qu’à sa famille.  

Les enfants et les adolescents attendent la vérité. Aucun besoin de mentir, même à un tout petit car il a besoin lui aussi, de gérer l’absence de sa mamie. Et comment gérer une absence si on ne sait pas si elle est ponctuelle ou définitive ? 

Il faut trouver la façon d’expliquer que la mort fait partie de notre processus d’évolution mais aussi, que la mort ne représente pas de rupture pour ses sentiments envers le défunt.  

Même en l’absence de sa grand-mère, l’enfant sait qu’il peut s’adresser à elle. En rangeant ses lettres et ses dessins dans une boîte, il se constitue un véritable trésor qu’il partage en pensées, masquant l’absence de sa grand-mère. 

Pour un parent endeuillé par le décès de son enfant, gérer son absence dans un premier temps, c’est (souvent) survivre pour ses autres enfants.  

Les parents qui ressentent l’immense souffrance devant la perte de leur enfant cherchent à obtenir des réponses. Ils ressentent de la culpabilité, principalement si leur enfant s’est suicidé. 

Ils pourront gérer l’absence de leur enfant avec le soutien de leur famille et de leurs amis, éventuellement en se tournant parfois vers la religion ou encore en faisant appel à un psychologue. 

Vivre un deuil et gérer l’absence, c’est être conscient que la mort est la perte définitive et irréversible d’une personne aimée.  

La relation qui vous unissait au défunt lorsqu’il était en vie se transforme, la parole est remplacée par la pensée et l’échange avec le défunt continue sous une autre forme. Il n’y a aucune rupture.  

Gérer l’absence du défunt, c’est laisser la place aux moments heureux partagés avec lui. Comme le dit si bien Victor Hugo : “Tu n’es plus là où tu étais, mais tu es partout là où je suis.”  

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