Vous êtes salarié et vous avez atteint l’âge de départ à la retraite. Aujourd’hui, vous vous demandez comment seront pris en charge vos frais de santé. En effet, depuis la réforme de 2016 concernant la mutuelle obligatoire des entreprises, tous les salariés (à quelques exceptions près) bénéficient d’une mutuelle cofinancée par l’employeur à 50 % au minimum. Au moment du passage à la retraite, il est temps de se poser la question de la transition vers une mutuelle plus adaptée. Quelles sont les 6 erreurs à éviter lorsqu’on choisit une mutuelle de santé senior ?

Changer tout de suite de mutuelle

En effet, il est possible de garder la mutuelle de son entreprise quand on part à la retraite puisque le salarié bénéficie d’une portabilité de sa mutuelle d’entreprise pendant trois ans. Cela signifie qu’elle continuera d’être cofinancée par l’employeur (au même taux durant la première année, abaissé à 50 % durant la deuxième année, puis à 25 % durant la troisième année). L’assuré a la possibilité pendant cette période de comparer différentes offres de mutuelles pour trouver celle qui correspond le mieux à ses besoins. 

Ne pas prendre une mutuelle adaptée aux seniors

Pour être correctement couvert pour ses frais de santé après le départ à la retraite, il est important de prendre une mutuelle senior.

"En effet, à partir d’un certain âge, on remarque que les besoins sont plus importants dans certains postes comme l’ophtalmologie, l’audiologie ou encore pour les soins dentaires. Les risques d’hospitalisation sont également plus importants." indique M comme mutuelle.

"Dès lors, le senior doit choisir une assurance qui propose des contrats adaptés aux besoins des seniors et qui s’adapte également à leur budget en proposant de personnaliser les contrats." précise le spécialiste en assurances.

Chercher automatiquement la mutuelle la moins chère

Malheureusement, une mutuelle pour les seniors coûte plus cher qu’une mutuelle classique, car les besoins en matière de remboursement sont plus importants dans cette tranche d’âge. Si le prix est un critère important dans le choix de son assurance complémentaire de santé, il faut aussi regarder de près les niveaux de remboursement. Or certaines mutuelles proposent d’adapter les tarifs en supprimant certaines garanties qui ne sont pas nécessaires pour le patient. Cela permet de concentrer la couverture uniquement sur les dépenses de santé importantes pour l’assuré et d’en laisser certaines de côté pour payer moins cher sa mutuelle. 

Se contenter du panier 100 % santé

Depuis 2019, la réforme du panier 100 % santé se met progressivement en place. Cette réforme législative consistait à faire baisser progressivement le reste à charge des patients sur certains frais de soins d’optique, certains frais de soins dentaires ou encore les frais de prothèses auditives jusqu’à le supprimer totalement. Malheureusement, le RAC zéro ne s’applique qu’à quelques soins et à quelques équipements. Si l’on veut une prothèse dentaire plus esthétique qu’une prothèse en métal ou si l’on souhaite avoir une prothèse audio plus performante, il est important d’avoir une bonne mutuelle pour prendre en charge ces frais. Pour cela, vérifiez dans votre comparatif de devis des mutuelles les différents forfaits de remboursement proposés.

Ne pas penser à la perte d’autonomie

À 65 ans, on ne pense pas encore au risque de la perte d’autonomie. Mais quelques années après, on s’aperçoit que certains gestes du quotidien sont plus difficiles à assumer. Certaines mutuelles prennent en compte ce besoin et proposent des formules adaptées. 

Négliger les médecines douces

Tout comme pour la perte d’autonomie, on néglige encore assez souvent les bienfaits de certaines médecines douces sur les rhumatismes et sur les autres douleurs chroniques. Pourtant, avoir une mutuelle qui prend en charge les séances d’ostéopathie, les séances de sophrologie et les séances d’acupuncture peut être un vrai plus.

(Crédit photo : iStock)