Interpeller les consciences, amener toujours plus de personnes à faire don de leur sang, de leurs plaquettes, de leur moelle osseuse, pour lutter contre les cancers du sang, tel est le sens du combat de l’association Laurette Fugain.

L’impact majeur des dons de vie (sang, plaquettes, moelle osseuse) dans le parcours de guérison des malades est méconnu du grand public. Or, c’est un véritable enjeu de société. L’association œuvre, depuis 2002, pour une prise de conscience collective et citoyenne.

Pourquoi donner son sang et ses plaquettes ?

Le sang joue un rôle essentiel pour nous maintenir en bonne santé. Il transporte l’oxygène, les nutriments et les hormones à nos cellules et contribue à évacuer les déchets.

Pour remplir ces fonctions, il est composé d’un fluide, le plasma, dans lequel circulent 3 types de cellules. Les globules rouges transportent l’oxygène. Les globules blancs défendent l’organisme contre les infections. Les plaquettes servent à la coagulation du sang.

En hématologie (traitement des cancers du sang notamment), cancérologie ou lors d’interventions chirurgicales, d’accouchements, d’accidents, les transfusions de sang ou de plaquettes sont essentielles à la survie des malades.

Actuellement, il n’existe pas de substitut au sang humain. La seule façon de s’en procurer est donc de faire appel à des donneurs bénévoles.

Chaque jour, 10 000 dons de sang et 500 dons de plaquettes sont nécessaires pour répondre aux besoins des patients (Source Établissement français du sang, https://dondesang.efs.sante.fr)

Pourquoi est-ce essentiel de faire don de sa moelle osseuse ?

La moelle osseuse produit les cellules souches qui servent à constituer l’ensemble des cellules sanguines (globules rouges/blancs, plaquettes). Elle est l’usine à fabriquer le sang.

Un amalgame fréquent est de la confondre avec la moelle épinière. Or, elles ne se trouvent pas au même endroit et n’ont pas les mêmes fonctions.

Dans certaines pathologies, telles que les leucémies (cancers du sang), la moelle osseuse se met à dysfonctionner. Les malades suivent alors des protocoles de soins lourds et leur pronostic vital peut être engagé.

Il arrive que les traitements par chimiothérapies, radiothérapies ne suffisent pas à faire fonctionner normalement la moelle osseuse. Une greffe doit alors être envisagée.

Chaque année, en France, 2 000 personnes sont en attente d’une greffe de moelle osseuse. Or, en dehors de la fratrie, un malade n’a qu’1 chance sur 1 million de trouver un donneur compatible sur le registre international des donneurs de moelle osseuse (Source Agence de la biomédecine.).

Comment faire un don et où le faire ?

Les dons de sang et de plaquettes se déroulent dans les centres ou lieux de collecte mobile mis en place par l’EFS. La durée varie en fonction du type de don : 10 minutes (sang), 1h30 (plaquettes).

Cette démarche nécessite d’être majeur et de remplir quelques conditions que vous pouvez vérifier en répondant à un questionnaire.

Cet acte sûr est indispensable et maintenu en ces temps de pandémie, les réserves étant faibles. N’hésitez pas à prendre rendez-vous ou à vous rendre directement sur le lieu de collecte le plus proche de chez vous !

Pour devenir donneur de moelle osseuse, il suffit de s’inscrire sur le registre international des donneurs volontaires de moelle osseuse (géré, en France, par l’Agence de la biomédecine).

Cette démarche nécessite d’avoir entre 18 et 35 ans, au moment de l’inscription, répondre à un questionnaire de santé et faire un prélèvement salivaire ou une prise de sang (qui va permettre de détecter la compatibilité avec un patient en attente de greffe).

Vous pouvez vous inscrire en ligne ou vous rendre dans un centre EFS.

Une fois inscrit, vous pouvez faire un don jusqu’à 60 ans (inclus). Si une compatibilité est trouvée avec un patient, vous serez contacté pour faire un prélèvement de moelle osseuse (dans le sang (80% des cas) ou plus rarement dans les os du bassin) …et vous aurez sauvé une vie.

« Tant que nous n’y sommes pas confrontés, nous n’imaginons pas l’enfer de la maladie. Il est difficile de voir mourir un être humain parce que d’autres n’ont pas su qu’ils pouvaient le sauver. »

Stéphanie Fugain, fondatrice de l’association Laurette Fugain.

Pour que les malades ne soient jamais confrontés à une insuffisance des dons, donnons !

(Crédit photo : istock)